Les questions / réponses : vivre et aider les malades

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Faut-il parler de sa maladie au travail ? Faut-il le dire à son employeur, au médecin du travail ou à ses collègues ?

• D’une manière générale, il est plutôt déconseillé de mélanger vie privée et vie professionnelle.

• Concernant l’employeur et le supérieur hiérarchique, il n’est pas obligatoire de leur révéler votre maladie : ils n’ont pas à connaître l’état de santé de leurs employés. Y compris à l’occasion d’un entretien d’embauche : l’employeur n’a pas à tenir compte de l’état de santé d’un individu au moment de son embauche.

• Concernant le médecin du travail, il n’est pas non plus obligatoire de lui révéler votre maladie. Mais le lui dire peut aider à la prise en compte de vos difficultés. Soumis au secret professionnel, le médecin, comme l’infirmier, ne peut en aucun cas transmettre d’informations confidentielles, y compris à l’employeur. C’est à vous d’estimer si vous souhaitez ou non vous confier à ce médecin.

• Les visites médicales ont pour but de déterminer si vous êtes apte à occuper votre poste de travail. Le médecin du travail remplit une fiche qui mentionne uniquement l’aptitude totale, partielle ou l’inaptitude au poste. Cependant, le rôle du médecin du travail est très important : si vous le souhaitez, il peut proposer à l’employeur un aménagement de votre temps de travail ou une affectation à un autre poste.

• Concernant les collègues, vous êtes seul juge des personnes à qui vous vous confiez et du moment adéquat pour le faire. La peur du rejet que peut susciter l’annonce de la maladie entraîne parfois un sentiment de solitude insurmontable. En même temps, parler est vital. Il faut pouvoir exprimer ces sentiments qui se bousculent dans la tête : peur, tristesse, culpabilité... Parler, mais à qui ? Même des collègues proches peuvent avoir une réaction inattendue, parce qu’ils sont eux-mêmes touchés affectivement par ce qui vous arrive. En revanche, vous serez peut-être étonné de l’accueil et de la capacité d’écoute d’autres personnes dont vous n’attendiez pas grand-chose a priori. Mais la prudence doit rester de mise. Notre société étant ce qu’elle est, le choix des interlocuteurs est très important. Il ne sert à rien de risquer de vous faire rejeter par des personnes qui ne sont pas directement concernées par votre maladie, même si elles vous fréquentent régulièrement.

• D’une manière générale, vous pouvez faire confiance aux collègues qui sont aussi des amis très proches, ou aux personnes que vous savez sensibilisées aux problèmes des maladies génétiques* et/ou chroniques et qui ont déjà eu l’occasion dans des situations semblables de démontrer leur bienveillance.